14.05.2026

« Le gendarme m’a dit : tu n’es personne ici et moi je vais te montrer qui je suis » : un retraité affirme avoir été victime de violences physiques et verbales lors d’une garde à vue en Guyane

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Fonctionnaire à la retraite résidant à Régina, Auguste Prosper, affirme avoir été victime de violences lors d’une garde à vue liée à un conflit de voisinage. Une enquête pour violences par personne dépositaire de l’autorité publique a été ouverte par le parquet.

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Ce matin-là, Augustin Prosper, fonctionnaire à la retraite, vient faire ses courses au bourg de Régina. Deux gendarmes l’abordent pour le placer en garde à vue. Selon ses dires, lui notifient ses droits. « Vous avez le droit de garder le silence, vous avez le droit d’avoir un avocat, vous avez le droit d’avoir un médecin, et vous pouvez faire un appel à la personne de votre choix, cite le retraité. Tout de suite, j’ai répondu, je veux un avocat, je veux être vu par un médecin, je vais garder le silence. »
Des droits contestés dès l’arrivée à la brigade selon le retraité
La garde à vue commence à la brigade. « Le gendarme me dit « vous avez dit que vous ne voulez pas d’avocat, vous ne voulez pas être vu par un médecin ». Il a considéré que tout ce qui a été dit dans la rue n’a pas de valeur. » Auguste Prosper aurait alors réaffirmé sa volonté de garder le silence.
« Le gendarme est parti dans des insultes : « pour qui tu te prends, j’ai déjà remarqué que tu te prends comme si tu étais un esprit supérieur ici, tu n’es personne ici, et moi je vais te montrer qui je suis, je vais te faire rester tranquille. » »
Auguste Prosper
Des accusations de violences lors d’un passage en cellule
Le motif de la garde à vue, selon le retraité: insultes et dégradation d’un bien privé dans le cadre d’un supposé conflit de voisinage. L’homme est placé en cellule, quelques heures plus tard, lorsque la garde à vue s’achève, le sexagénaire ne peut plus se lever. Il nous explique que lorsqu’il est stressé, il ne peut plus bouger. Cela lui serait déjà arrivé par le passé. Auguste Prosper aurait alors renouvelé sa demande auprès des gendarmes de voir un médecin, en vain.. Auguste Prosper réclame à nouveau un médecin en vain.
« Ce gendarme s’est penché sur moi, il a déposé son genou sur mon plexus, et il m’a dit: « s’il arrive quelque chose à ma maison, à moi, à mes chiens, à tes voisins, à leurs maisons, à leurs chiens ou à un bien quelconque, je te tue ». Il m’a dit ça devant tous ses collègues. Si tu ne te lèves pas, tu vas voir. Et c’est comme ça qu’ils se sont mis à me taper. Ils m’ont donné des coups de genoux, des coups de pied, des coups sur le visage »
Auguste Prosper
Examiné le lendemain à Saint-Georges
Puis il dit avoir été transporté par les gendarmes devant la brigade. Sans téléphone, il ne peut appeler les secours. Les pompiers sont contactés via un passant. Arrivés sur place, ils sont interpellés par un gendarme, selon le retraité. « Il lui a dit: « celui-là, ne le ramasse pas, c’est du cinéma qu’il fait. Donc laisse-le, il va bien finir par rentrer chez lui » » Les pompiers repartent en le laissant couché là. D’autres pompiers le prennent en charge plus tard.
Amené à Saint-Georges, il est examiné le lendemain par un médecin. Dans sa maison, piste Ineri, Auguste Prosper nous montre le certificat médical. Il relève deux écorchures dans le dos, mais pas d’autres traces. « Je certifie que j’ai été tapé. On sait, très bien que sur la peau noire, il est très difficile de voir des bleus. »
Deux enquêtes ouvertes
Le retraité a porté plainte. La procureure a ouvert une enquête pour violence sans Incapacité Totale de Travail (ITT) par personne dépositaire de l’autorité publique, confiée à la brigade territoriale de gendarmerie de Macouria.
Sollicitée, la direction de la gendarmerie évoque « le comportement délétère et irrespectueux de Monsieur Prosper, documenté au cours de la garde à vue en lien avec le parquet ». L’intéressé dément et précise qu’on ne lui a pas fait présenté de procès-verbal de garde à vue pour signature.
De plus, lors de notre reportage sur place le 29 avril, nous avons pu échanger brièvement avec l’un des gendarmes concernés par cette garde à vue, lequel nous a précisé que c’était Monsieur Prosper qui avait donné des coups. Des accusations rejetées par ce dernier.
De son côté, le Service Départemental d’Incendie et de Secours (SDIS) a ouvert une enquête administrative. « Quand on se déplace auprès d’une victime, on a l’obligation de la prendre en charge sauf si la victime signe une décharge pour que ce ne soit pas le cas », indique le colonel Jean-Paul Levif, directeur du SDIS. « L’enquête administrative vise à déterminer les circonstances qui ont conduit à ne pas prendre en charge ce monsieur dans un premier temps », ajoute le commandant des pompiers de Guyane. « En fonction des éléments recueillis, on prendra une décision qui pourra être disciplinaire ou pas si la décision était fondée », conclut le colonel.
Par ailleurs, Auguste Prosper est convoqué en octobre devant le tribunal pour violence avec arme, en l’espèce une débroussailleuse, contre sa voisine et la fille de celle-ci. Le sexagénaire reconnaît des insultes réciproques, mais récuse les violences.
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14.05.2026

La chambre de l’instruction de la Cour d’appel de Douai a confirmé mercredi 13 mai le non-lieu dans l’affaire de la mort de Brahim Moussa, survenu en 2018.

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Les proches de Brahim Moussa espèrent toujours assister à un procès, sept ans après sa mort. Ce jeune homme de 25 ans avait été blessé par balle, lors d’une intervention de la police, fin 2018, pour le vol d’une voiture. Il est mort à l’hôpital un mois plus tard.
Mercredi 13 mai, la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Douai a confirmé le non-lieu prononcé en faveur du fonctionnaire de la BAC, qui avait ouvert le feu alors que Brahim Moussa a accéléré, pour tenter de fuir l’interpellation.

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14.05.2026

Une jeune a été condamné lundi 11 mai 2026 pour des insultes et violences sur policiers sur le front de mer à Dieppe. Il a nié en bloc et dit être victime de violences policières.
Ce jeune de 20 ans a-t-il été victime de violences policières ? C’est en tout cas ce qu’il clame haut et fort à la barre du tribunal de Dieppe (Seine-Maritime) ce lundi 11 mai 2026. « Je me suis fait tabasser au sol, je me prends des coups dans les côtes, il y a quatre policiers contre moi. Je veux porter plainte contre eux », affirme-t-il, en montrant ses bleus. Pourtant, c’est bien lui qui comparaît pour des faits de menaces, violences et outrages envers les policiers. Les faits se sont déroulés quelques jours plus tôt, le samedi 9 mai, sur le front de mer de Dieppe.
Il s’enfuit menotté
Le jeune, venu d’Évreux, est sur la plage avec des amis lorsqu’éclate une altercation avec un sexagénaire. La police est appelée sur les lieux, et retrouve rapidement deux des agresseurs présumés, dont l’un est facilement identifiable grâce à son t-shirt rose, ses cheveux longs et son bonnet.
Les forces de l’ordre fouillent ce dernier et trouvent ce qu’ils pensent être du cannabis, mais qui est en fait du CBD.

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Pas de caméras

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« J’en avais marre, je voulais vous voir directement au tribunal comme je ne suis pas pris au sérieux », avance-t-il à la barre.
Le jeune Ébroïcien volubile remet en cause la version des policiers. « J’ai été tapé comme de la merde et laissé dans ma merde », lance-t-il. Il affirme qu’il s’est enfui lorsque les policiers ont découvert le CBD sur lui.
Il a la solution toute trouvée pour prouver son innocence. « Pourquoi vous ne regardez pas les caméras pour voir qui a raison ? », interroge-t-il. Seulement voilà, il n’y en a pas sur le front de mer, et les caméras piétons des policiers n’ont pas été activées.
« On est en 2026, dans une cité portuaire et il n’y a pas de caméras, c’est fou ! Je me suis fait plier comme un saucisson, enrage le prévenu. Donc ça sert à rien que je me défende ? Ma parole ne pèse rien ! »
La présidente du tribunal rappelle toutefois que ses amis ont témoigné et que leurs versions semblent rejoindre celles des policiers. « Il n’y a aucune preuve matérielle dans ce dossier », insiste l’avocate du jeune homme, qui plaide la relaxe et précise qu’un des policiers dit ne pas avoir été témoin d’injures.
La défense remet en question la supposée ivresse de son client lors des faits. Son alcoolémie n’a pas pu être mesurée lors de son interpellation. Il est également question d’un téléphone dont il n’aurait pas voulu donner le code, or, le jeune dit ne pas avoir de portable sur lui.
Le prévenu reste en prison
Elle requiert 12 mois d’emprisonnement, dont cinq mois assortis d’un sursis probatoire pendant deux ans, avec notamment l’interdiction de paraître à Dieppe.

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14.05.2026

Depuis janvier dernier, la Ville de Pontoise facture aux personnes en état d’ivresse manifeste sur la voie publique le coût de l’intervention des services de police. Un montant de 150 euros qui vient s’ajouter à la contravention – allant jusqu’à 150 euros – sanctionnant cette infraction.
« Nous appliquons simplement l’article L3341-1 du Code de la santé publique qui prévoit cette mesure », explique François Daoust, adjoint au maire en charge de la sécurité à Pontoise.
Une délibération municipale
En effet le texte de loi dispose qu' »une personne trouvée en état d’ivresse dans les lieux publics est, par mesure de police, conduite à ses frais (…) dans une chambre de sûreté (…) ».
Pour l’élu, il s’agit d’abord d’appliquer une disposition prévue par la loi mais méconnue. Le conseil municipal a ainsi statué en décembre dernier sur un montant recouvrant le coût d’une intervention de deux heures réalisée par deux agents. D’un point de vue pratique, la commune émet un titre de recettes et le Trésor public prend le relais pour l’encaissement effectif.
En moyenne, la municipalité estime faire face à environ quatre interventions mensuelles de ce type sur son périmètre, avec des pics lors d’évènements, par exemple sportifs, et de fêtes.

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