Des nuages de gaz lacrymogène, des habitants qui prennent la fuite en courant, des coups… Que s’est-il passé mardi 21 juillet 2026, en début de soirée, dans le quartier Monmousseau à Ivry-sur-Seine (Val-de-Marne) ? Sur les réseaux sociaux, Philippe Bouyssou, le maire de la ville, et des habitants, dénoncent des violences policières.
« Gaz lacrymogène, flash-ball… »
Dans un communiqué publié sur son compte Facebook mercredi 22 juillet 2026, l’édile a fait part de son indignation face aux agissements « d’effectifs de police extérieurs à Ivry ». Il évoque notamment « des tirs de gaz lacrymogène, de flash-ball et des coups de matraque » qui auraient conduit à la prise en charge d’une mère de famille aux urgences. « Des enfants sont traumatisés », déplore-t-il. « Ces violences sont insupportables, inadmissibles et frappent, une fois encore, les habitants d’un quartier populaire. Je les condamne avec la plus grande fermeté. »
Le média Cerveaux non disponibles a recueilli des images des violences et le témoignage d’une habitante présente sur place. Les faits auraient eu lieu en bas de la cité Amadée-Huon, dans un lieu de convivialité « avec des bancs, de quoi faire des barbecues, un terrain de foot en cage, des haltères », retrace la jeune femme.
« Les appartements sont tellement chauds que les gens sortent dehors pour jouer et puis c’est les vacances… », recontextualise-t-elle. Aux alentours de 22 heures, la BAC de Créteil serait arrivée, « en voiture », et aurait fait usage de gaz lacrymogène « partout, alors qu’il y avait une vingtaine, voire une trentaine d’enfants de moins de 12 ans », explique-t-elle. Deux mères de famille auraient demandé aux policiers d’arrêter et auraient, elles aussi, été gazées.
Les images filmées par les habitants montrent de nombreux gaz lacrymogènes et des hommes faire usage de la force.
La réponse des autorités
(…)
Une passante, victime d’une crise d’angoisse, a été prise en charge par les secours puis transportée en milieu hospitalier. Aucun fait comparable n’a été recensé avant ou après ces événements », conclut la préfecture de Police.
Philippe Bouyssou avait incité les personnes victimes à déposer plainte et à saisir l’Inspection générale de la Police nationale (IGPN). « J’écris au ministre de l’Intérieur, Laurent Nunez, en espérant que des sanctions soient prises à l’endroit des auteurs de ces violences policières qui sont à l’opposé de notre conception de la relation entre la Police et les habitants. »
Mathilde Panot, députée LFI de la circonscription, a également réagi. « Les images que l’on a vues mardi soir à Ivry-sur-Seine dans ma circonscription sont inadmissibles. Des familles et des enfants ont été mis en danger. La BAC a-t-elle tous les droits dans les quartiers populaires ? », s’interroge-t-elle sur Instagram. Elle annonce également avoir écrit une lettre au Premier ministre.
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