02.07.2026

Brutalement interpellé en 2023 lors d’une manifestation du comité Adama, Yssoufou Traoré a été condamné ce jeudi à huit mois de prison sous bracelet électronique. Cette décision s’inscrit dans le harcèlement policier et judiciaire que subit la famille Traoré depuis maintenant 10 ans.
Ce 2 juillet, Yssoufou Traoré a été condamné à huit mois de prison sous bracelet électronique, et à régler des dommages et intérêts de plusieurs centaines d’euros à trois policiers. En juillet 2023, lors de la marche annuelle en hommage à son frère, décédé lors d’une interpellation policière en 2016, Yssoufou avait été interpellé et tabassé violemment par quatre policiers de la BRAV-M. Il avait été plaqué au sol et avait subi un plaquage ventral par quatre policiers dont un qui lui pressait le genou dans le dos. Cette interpellation brutale avait occasionné une fracture du nez, un traumatisme crânien et plusieurs contusions.
Malgré les nombreuses images et preuves, il avait été convoqué au commissariat, suite à une plainte des policiers concernés, qui ont porté plainte contre lui pour « violences et outrage à policiers ». Alors que les deux plaintes de Yssoufou Traoré ont été classées sans suite, cette décision témoigne une nouvelle fois du deux poids deux mesures de est révélatrice de la fonction de la justice française : protéger les policiers et couvrir leurs actes quoi qu’il en coûte, tout en criminalisant celles et ceux qui osent se lever pour dénoncer les violences racistes commises par les forces de répression.
10 ans après la mort d’Adama Traoré, cette décision témoigne une nouvelle fois du harcèlement juridique et policier que subit la famille Traoré pour son combat. En effet, cinq membres de la fratrie ont été condamnés à de la prison ferme, car ils osent dénoncer les violences policières et continuent à exiger justice et vérité pour leur frère. Contre cette peine et pour lutter contre les violences policières, soyons nombreuses et nombreux ce samedi 4 juillet à Beaumont-sur-Oise, pour la grande marche organisée par le comité Vérité et Justice pour Adama. Cette marche doit être une véritable démonstration de force pour avancer dans le combat pour obtenir vérité et justice pour Adama, Nahel et toutes les victimes des violences policières et de l’État.

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02.07.2026

« Le parquet de Paris a confié à l’IGPN une enquête en recherche des causes de la mort à la suite du décès d’une personne en garde à vue, survenu le 1er juillet », a-t-il indiqué à l’AFP, confirmant une information du quotidien Le Parisien.
Ce décès intervient quelques mois après la mort d’un Mauritanien de 35 ans, El Hacen Diarra, lors de sa garde à vue en janvier, dans les locaux de ce même commissariat. Sa famille avait dénoncé des violences policières.
Mardi matin, l’homme de 78 ans est placé en garde à vue dans le cadre d’une enquête pour violences conjugales, confiée au commissariat du 20e arrondissement. Son état de santé est jugé compatible avec cette mesure, prolongée mardi soir, indique le ministère public. À 9 heures mercredi matin, les policiers le voient de nouveau, « sans qu’aucune anomalie » ne soit rapportée, poursuit-on de même source.
« À 10h40, les policiers l’ont découvert inanimé dans sa cellule. Des soins d’urgence lui ont été prodigués avec usage du défibrillateur » sans succès, ajoute le parquet de Paris. Son décès est constaté par un médecin vers 11H00.
« La température des locaux a été mesurée à 26 degrés. Une autopsie a été ordonnée afin de comprendre les causes du décès », poursuit-on de même source.

(…)

L’Inspection générale de la police nationale (IGPN) est déjà saisie des investigations sur la mort d’El Hacen Diarra, dans la nuit du 15 au 16 janvier, dans les locaux du même commissariat de l’est parisien.
Cet homme de 35 ans avait été interpellé devant son foyer de travailleurs par des policiers avant d’être placé en garde à vue. Sur une vidéo tournée par un voisin lors de son interpellation, on voit deux policiers, dont l’un, à genoux, donner deux coups de poing en direction de l’homme qui se trouve au sol.
Le parquet de Paris avait ouvert une information judiciaire pour « violences volontaires ayant entraîné la mort par personne dépositaire de l’autorité publique ».
Le ministère public avait expliqué que les caméras-piéton des policiers intervenus ce jours-là « n’étaient pas fonctionnelles, du fait selon eux de la décharge de leur batterie, ce qui a été vérifié par (un) officier ».
Lles policiers ont « dès la nuit des faits fait état, dans un procès-verbal, d’une tentative d’évasion au commissariat (…) pour justifier une altercation violente », avait souligné l’avocat de la famille, Me Yassine Bouzrou.
« Il y a eu deux épisodes violents contre M. Diarra : une première fois durant l’interpellation, avec un plaquage ventral et un étranglement ayant duré entre 3 et 5 minutes, puis des violences commises dans la salle de fouille du commissariat », avait-il affirmé.
Deux rassemblements avaient été organisés à Paris pour réclamer que toute la lumière soit faite sur ce décès et soutenir la famille de la victime.

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02.07.2026

Mercredi 1er juillet 2026, une femme est morte après avoir reçu des tirs policiers dans le 12e arrondissement de Paris. Elle s’était réfugiée dans la cave du restaurant de son frère lorsque les forces de l’ordre sont intervenues. Deux enquêtes ont été ouvertes par le parquet de Paris, la première pour tentative d’homicide au préjudice d’une personne dépositaire de l’autorité publique et la seconde pour violences par personne dépositaire de l’autorité publique ayant entraîné la mort, confiée à l’Inspection générale de la police nationale (IGPN).
Huit coups de feu tirés par la police
Selon le parquet de Paris à actu Paris, la police a été sollicitée par un homme ce mercredi vers 17 heures. Ce dernier se serait inquiété de l’état de démence de sa compagne âgée de 49 ans.

(…)

Selon les premiers éléments, la femme est descendue dans la cave dès l’arrivée des policiers. La policière descendue en premier à sa suite aurait été subitement agressée, la femme effectuant de grands gestes avec un couteau de boucher. C’est à ce moment-là que la policière a fait usage de son pistolet à impulsion électrique. Son collègue qui la suivait a ensuite fait usage de son arme à feu. Huit étuis ont été retrouvés dans l’escalier.
Malgré l’intervention des pompiers, la femme est décédée sur place.

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