13.06.2026

5 tirs délibérés dans la tête, 4 mutilations définitives, dont 3 mineurs. C’est le bilan encore provisoire d’un week-end de sauvagerie policière.
Le bilan du week-end de sauvagerie policière s’alourdit
Médiapart a publié le 11 juin une interview de Jordan, un jeune mannequin professionnel de 26 ans et habitant en région parisienne. Il a été mutilé par un tir de balle en caoutchouc le soir de la victoire du PSG en Ligue des Champions.
L’œil bandé, Jordan raconte sa soirée du samedi 30 mai, qui a vu sa vie basculer. Il était sorti avec deux amis, et se trouvait dans le XVIIème arrondissement de Paris pour célébrer la victoire du PSG. Autour de 22 heures, la police attaque les groupes de supporters et gaze massivement, sans distinction. Il est pris dans un mouvement de foule. Avec un de ses amis, il se réfugie avec des dizaines de personnes dans une cour, le temps que les choses se calment. Une demie heure après, il sort. C’est à ce moment là que Jordan est touché à l’œil par un tir de LBD.
Autrement dit, des policiers armés attendaient que les personnes repliée dans la cour sortent pour leur tirer dessus. C’était une partie de ball trap contre la jeunesse de banlieue parisienne. L’ami de Jordan «affirme avoir vu une munition de lanceur de balles de défense tomber à ses pieds» après l’impact. Jordan saigne, il est très gravement blessé et hospitalisé en urgence, pendant plusieurs jours. Médiapart rapporte que les médecins font état d’un traumatisme d’une «gravité exceptionnelle», qui a provoqué l’éclatement de son globe oculaire et plusieurs fractures au visage. Jordan a définitivement perdu son œil.
Le même soir, le média Street Press a rapporté une autre grave blessure à la tête par une balle en caoutchouc. Celle de Mourad, 43 ans, qui n’a «rien vu arriver». Il se trouvait à Châtelet avec deux amis. Au moment de rentrer chez lui, devant le pont d’Iéna, il reçoit un tir policier. L’impact provoque sept fractures autour de son œil droit, notamment des parois et du plancher de l’orbite jusqu’au «processus condylien», par laquelle est accrochée la mâchoire inférieure, selon Street Press qui cite une source médicale. Par miracle, son globe oculaire n’a pas explosé, mais Mourad aura des séquelles.
Ces deux cas s’ajoutent à trois autres mutilations déjà répertoriées.
Celle de Daouda, un enfant de 13 ans, qui fêtait la victoire du PSG à Bobigny, en Seine-Saint-Denis. La police a tiré vers la foule au LBD directement depuis une voiture. L’adolescent a été évacué le visage en sang. La balle a frappé en pleine tête. Hospitalisé dans un établissement spécialisé en ophtalmologie, il a appris qu’il avait perdu l’usage de son œil droit.
Le même soir, à Fontenay-sous-Bois, un autre adolescent de 14 ans a reçu un tir policier dans le visage. L’impact l’a atteint au niveau du front, à quelques centimètres de l’œil, comme le montre une image diffusée sur les réseaux sociaux. Son nom n’est pas connu. Le pronostic vital du jeune homme aurait été d’abord engagé, et les médecins annoncent des conséquences irréversibles sur sa vue. La famille, «choquée et abasourdie» selon Le Parisien, exprime son «intention de porter plainte». Son frère a publié un appel à témoin sur les réseaux sociaux, expliquant que «pendant cette charge, des mères de familles et même un bébé de 4 mois ont été gazés».
Enfin, dans le Val-de-Marne, à Cachan, c’est dimanche 31 mai que la police a mutilé un autre mineur. Selon RTL, la police aurait éborgné un adolescent lors d’une intervention «sans aucun rapport avec les festivités du PSG».
5 tirs délibérés dans la tête, 4 mutilations définitives, dont 3 mineurs. C’est le bilan encore provisoire de ce week-end de sauvagerie policière en région parisienne. Combien d’autres cas ne sont pas connus ? Combien d’autres blessés n’osent pas se manifester ?
Les chaînes de télévision, à l’unisson, ont parlé pendant une semaine de quelques feux d’artifice et de quelques vitres brisées, relayant la propagande préfectorale. Mais il ne s’agit que de dégâts minuscules en comparaison des dommages irréparables causés par les forces de l’ordre.
La direction générale de la Police Nationale a reconnu auprès de Médiapart que, cette nuit-là, 1832 cartouches de LBD ont été tirées en France. Un chiffre effroyable, celui d’un pays en guerre contre sa jeunesse. Près de 2000 munitions qui ont frappé des corps et terrorisé des esprits, un soir de fête.

Article de presse gratuit disponible

Mots clés

03.06.2026

Un tir policier a brisé la vie d’un jeune mineur le soir de la victoire du PSG, dans la ville de Bobigny en Seine-Saint-Denis.
«Imagine : tu as 13 ans. Tu célèbres la victoire du club de ton cœur, le PSG. Et tu perds un œil parce qu’un policier a choisi de tirer au LBD depuis son véhicule pour disperser des jeunes dont le seul tort était de fêter un titre». C’est le message publié sur le réseau X par l’élu Insoumis Aly Diouara le 1er juin. Il est accompagné d’une terrible vidéo, où l’on voit un adolescent au visage juvénile couvert de sang, transporté dans une voiture, probablement vers un hôpital.
Ce tir qui a brisé la vie d’un jeune mineur a eu lieu le soir de la victoire du PSG, dans la ville de Bobigny en Seine-Saint-Denis. Suite à ce message, le parquet de la ville a décidé d’ouvrir une enquête, et se saisir l’IGPN. On connait la capacité de la police des polices et de la justice à enterrer les affaires de violences policières.
L’élu Insoumis explique : «Je ne sais pas si on se rend compte de la folie de cet acte. On a un policier qui est dans sa voiture, qui baisse sa vitre et qui tire en direction de ce garçon jusqu’à lui faire perdre l’usage de son œil». Il précise : «J’ai parlé avec la maman, qui me dit être absolument abasourdie, choquée», elle se trouve au chevet de son enfant dont la vie bascule à cause d’un policier.
Aly Diouara a dénoncé l’affaire à l’Assemblée Nationale le 2 juin : «À chaque fois que les jeunes des quartiers populaires investissent l’espace public, la même mécanique se répète. On quadrille, on disperse et on charge». Car c’est bien là le sujet : le soir de la victoire du PSG, plus de 8.000 policiers ont été déployés dans la capitale et sa banlieue pour briser la joie collective et générer de la tension, en pourchassant la jeunesse avec des moyens militarisés.
Le gouvernement a donné carte blanche à des agents surarmés pour empêcher toute liesse dans l’espace public. Les médias qui tournent en boucle depuis 5 jours sur quelques poubelles brulées sont complices : les policiers ont encore une fois brisé des vies ce soir là. Aucun supporter n’a mutilé qui que ce soit.
Des vidéos prises samedi dernier montent de violentes charges avoir lieu dès le début du match aux abords du stade. D’autre montrent des policiers gazer des motards au hasard au niveau du périphérique parisien, créant des conditions propices à de graves accidents. D’innombrables images de coups gratuits sont en ligne, par exemple celles du reporter Enzo Rabouy, qui a filmé en direct, lors d’une charge, un policier lui mettre un violent coup sur la tête alors qu’il était identifié comme journaliste. Les métros qui circulaient au niveau de Chatêlet ont été massivement envahis par de puissants gaz lacrymogènes, tellement l’usage de grenades était massif en surface, provoquant des mouvements de panique et des malaises. Sur près de 900 interpellations réalisées le soir du match, 82 étaient mineurs. Un enfant de 14 ans dit avoir été tabassé et placé en garde à vue.
Après être sorti de cellule, un jeune homme nommé Hugues témoignait sur BFM, avec un coquard prouvant les violences qu’il avait subies : «Quand je me suis fait arrêter, j’ai tout de suite été traité de sale bougnoule, sale arabe, ma mère la sale traînée…» Il poursuivait : «Tous les jeunes qui sont passés en garde à vue et au tribunal que j’ai rencontré, tous avaient des marques de tabassage des officiers de police».
Une fois de plus, le régime a lâché dans les rues une milice d’extrême droite qui a frappé et arrêté au hasard. Des centaines de personnes ont été traumatisées, blessées, et pour au moins l’une d’entre elles, mutilée. C’est une répression unique en Europe pour une fête sportive. On se souvient en 2022 du scandale des supporters de Liverpool nassés, gazés et tabassés près du stade de France par la police française, provoquant un incident diplomatique international. Dans un pays qui ne serait pas en pleine fascisation, c’est ce sujet là qui devrait faire la Une, et pas quelques dégâts matériels.

Article de presse gratuit disponible

Mots clés

31.05.2026

Un homme armé de deux couteaux a été tué par un policier samedi à Bobigny lors d’une intervention pour conflit de voisinage, a indiqué la préfecture de police de Paris. La police des polices a été saisie pour enquêter sur les circonstances de ce tir.

(…)

Les policiers avaient été appelés pour un différend entre voisins. Arrivés sur place, ils se sont retrouvés face à un homme menaçant, armé de deux couteaux.
Alors qu’il fonçait vers les trois policiers, l’un d’entre eux a tiré, touchant cet homme à l’abdomen.
Malgré l’intervention du Samu, il est décédé de ses blessures.
Contacté par l’AFP, le parquet de Bobigny a indiqué que l’Inspection générale de la police nationale (IGPN), “ la police des polices ”, avait été saisie et qu’une enquête était ouverte pour violence avec arme ayant entraîné la mort.

 

Article de presse gratuit disponible

Mots clés

21.02.2026

Soignée ce jour-là aux urgences de l’hôpital, la fonctionnaire de police a tenté de procéder à un contrôle d’identité, allant pour cela jusqu’à solliciter le soutien de ses collègues.

Mots clés

27/11/2025

Incroyable mais vrai : un homme ayant la double nationalité franco-algérienne s’est retrouvé visé par une OQTF – obligation de quitter le territoire français – et a fini au tribunal, accusé à tort par la police, après avoir été victime d’une agression raciste.

Mots clés

31/10/2025

Comble de l’horreur, on apprend ce 31 octobre que l’un des deux policiers a filmé la scène et sauvegardé la vidéo sur son téléphone.

Mais on connaît la musique : l’enquête sera bâclée, les preuves risquent d’être effacées, la parole de la victime remise en question, et les policiers ne verront sans doute pas l’ombre d’une cellule. La machine est déjà en branle : une source proche du dossier a affirmé que les deux agents incriminés avaient écrit leur propre rapport administratif pour exposer leur version des faits.

Mots clés
« VOUS ALLEZ LE TUER ! » : POLÉMIQUE APRÈS UNE INTERPELLATION VIOLENTE PAR LA POLICE À BOBIGNY

actu.fr


Article de presse gratuit disponible

Extrait

L’un des agents effectue alors une clé d’étranglement avant de traîner l’interpellé au sol. « Vous avez pas le droit », éructe ce dernier. Plusieurs riverains poussent aussi des cris d’indignations. « Vous allez le tuer, arrêtez ! », crie l’un d’eux. Le suspect est ensuite mis dans la voiture de police avant d’être ressorti du véhicule. Il reçoit une décharge de pistolet à impulsion électrique. À la fin de la vidéo, l’interpellé est emmené dans un hall d’immeuble.

Mots clés