20.07.2026

Ritchy Thibault a été interpellé en marge du défilé militaire du 14 juillet, dans le 8ème arrondissement de Paris.
«Je sors de 58 heures d’enfermement : en garde à vue, puis au dépôt du tribunal judiciaire». C’est ainsi que commence le communiqué de presse du militant Ritchy Thibault paru le 17 juillet. Il avait été interpellé en marge du défilé militaire du 14 juillet, dans le 8ème arrondissement de Paris.
Il explique qu’il a été arrêté par «une compagnie d’intervention», des policiers chargés du maintien de l’ordre, eux-mêmes accompagnés «de 10 membres du Renseignement de la Préfecture de police et de 5 membres de la police judiciaire». Une véritable meute pour traquer cet activiste âgé de 22 ans. Ritchy Thibault précise : «J’ai été géolocalisé, mon domicile a été surveillé puis perquisitionné, mon ordinateur saisi puis mis sous scellés, mon téléphone portable fouillé». Pour la police, il était hors de question que le jeune homme puisse approcher, et éventuellement perturber le défilé de l’armée, qui était très lourdement protégé et auquel on ne pouvait accéder uniquement en scannant un QR code.
Lors de sa très longue garde à vue, Ritchy Thibault a été «auditionné à deux reprises et expertisé psychiatriquement», comme dans les régimes totalitaires qui envoyaient les dissidents à l’asile pour les faire passer pour «fous».
Désormais libéré, il est convoqué en procès le 8 septembre, «assorti d’un contrôle judiciaire infâmant m’interdisant de manifester et d’entrer en contact avec les ‘victimes’, à savoir tous les agents de la Préfecture de police de Paris».
Ritchy Thibault subit un acharnement policier et judiciaire hors norme depuis l’adolescence, pour son engagement et ses discours révolutionnaires. Dès 14 ans, ce fils d’une famille Tzigane s’engage dans les luttes sociales, occupe les ronds-points et rejoint le mouvement des Gilets Jaunes. Nous étions alors en 2018. Depuis, il ne cesse de s’indigner face à la montée du fascisme et les violences d’État, réclamant une justice sociale et une vie meilleure pour toutes et tous, et va critiquer les puissants là où ils se trouvent.
Résultat : en quelques années Ritchy Thibault a subi plus de 20 gardes à vue et auditions, plusieurs contrôles judiciaires et interdictions de manifester, et 6 procès passés et à venir, notamment suite à des plaintes de Macron, Retailleau ou de policiers. Le palmarès d’un ennemi public.
Le précédent épisode de cet acharnement avait lieu le 8 juillet au tribunal de Paris. Ritchy Thibault était jugé pour «atteinte à la sûreté de la nation». L’audience a été reportée à l’an prochain, mais la répression a eu lieu à l’intérieur même du tribunal : des dizaines de policiers ont évacué et violenté les soutiens du jeune homme qui étaient présents dans la salle.
Autre exemple en février 2024. Il avait passé 50 heures en garde à vue parce qu’il avait scandé, lors du salon de l’agriculture, en direction d’Emmanuel Macron : «L’éborgneur, n’oublie jamais que nous sommes dans le pays de la Révolution française, le pays qui fait tomber la tête des monarques !» Pour ce simple rappel historique, il avait immédiatement et brutalement été embarqué par les services de sécurité, menotté et jeté en cellule.
Quelques mois plus tard, la police le convoquait au commissariat dans le cadre d’une enquête préliminaire pour «menace de crime ou délit contre un élu public» suite à une plainte de Jordan Bardella. Il avait déclaré lors d’une interview : «Oui, le fascisme est une menace à éradiquer». Le militant ne peut plus prononcer un discours ni se déplacer sans être surveillé et parfois arrêté.
Quand on lui demande comment il supporte l’enfermement et les menaces policières régulières, il nous répond : «Tu sais, quand t’as vu le GIGN débarquer chez toi dès 3 ans… ça définit ton rapport à la police». Après son dernier passage en cellule, Ritchy Thibault écrit dans son communiqué : «Je ne respecterai pas ce contrôle judiciaire indigne. Qu’ils fassent ce qu’ils veulent : qu’ils m’envoient en prison. Rien ne me fera reculer». Il avertit également : «Le fascisme est déjà là. Nous sommes tous visés». Ce que subit Ritchy et les moyens mis en œuvre pour le briser illustrent la brutalisation du régime. À travers lui, ce sont toutes les paroles divergentes et les actions militantes qui sont menacées.
Une cagnotte pour le soutenir dans ses procès

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CONDAMNÉE EN APPEL POUR OUTRAGE ET REFUS D’OBTEMPÉRER, L’ÉLUE MUNICIPALE MYRIAM ECKERT SE POURVOIT EN CASSATION

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Son avocat dénonce une « procédure expéditive » et un traitement judiciaire motivé par des raisons politiques. Il annonce qu’elle se pourvoit en cassation.
(…) Un verdict à rebours de la relaxe obtenue en première instance.
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JULIEN LE GUET, PORTE-PAROLE DES ANTIBASSINES, JUGÉ LE 7 FÉVRIER POUR AVOIR DIFFAMÉ LE PATRON DES GENDARMES

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« Pour Serge et les 200 blessés de Sainte-Soline, Dubée, Vestieu, Darmanin en prison. » C’est de ces mots, tagués le 1er mai 2023 devant les locaux du groupement de gendarmerie des Deux-Sèvres, à Niort, que Julien Le Guet va devoir répondre devant la justice.

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« C’est une honte que ce gendarme ait déposé plainte contre moi pour trois gouttes de white-spirit »

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C’est un énième cas « d’acharnement judiciaire envers les opposants au gouvernement » s’exclame ce matin Léna Lazare sur le parvis du Tribunal judiciaire de Paris. Les peines requises sont considérables : deux mois de prison avec sursis, 1 500 euros d’amende ainsi qu’un an d’interdiction de droits civiques contre Léna Lazare ; quatre mois de prison avec sursis, 3 000 euros d’amende et deux ans d’interdiction de droits civiques contre Basile Dutertre.

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VALENCE : SACCAGE DU POSTE DE POLICE MUNICIPALE DE VALENSOLLES, TROIS JEUNES INTERPELLÉS UN AN ET DEMI APRÈS

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