22.06.2026

À la maison d’arrêt de Carcassonne, une trentaine de détenus ont refusé de réintégrer leurs cellules, samedi 20 juin. Ils voulaient dénoncer leurs conditions de détention. Les ERIS de Toulouse, équipes régionales d’intervention et de sécurité, chargées de renforcer la sécurité des établissements pénitentiaires, ont dû intervenir sur l’établissement.
Alors qu’ils étaient en promenade, une trentaine de détenus refusaient de réintégrer leurs cellules, à la maison d’arrêt de Carcassonne, ce samedi 20 juin vers 18h. Ils voulaient dénoncer leurs conditions de détention, liées notamment à la surpopulation carcérale. « Il y a des cellules où les prisonniers sont cinq.

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Manifestation pacifique
Au cœur des revendications des détenus, la surpopulation carcérale, qui n’épargne pas la maison d’arrêt de Carcassonne. Alors que la capacité de cette prison est normalement de 64 détenus, 164 y sont actuellement détenus.

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Les manifestants sont restés pacifiques pendant l’incident et ont aussi dénoncé les conditions de cantinage. Il s’agit de la possibilité pour les prisonniers d’acheter des produits qui ne sont pas fournis gratuitement par l’établissement pénitentiaire : nourriture sortant de l’ordinaire, produits d’hygiène, accès à la télévision, etc.
Les ERIS, équipes régionales d’intervention et de sécurité, en charge de la sécurité des établissements pénitentiaires, sont venus de Toulouse pour conduire l’intervention. Ils sont parvenus à un retour au calme vers 20h30.

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Des transferts de meneurs dans les prochains jours ?

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22.06.2026

Trois ans après les débordements, un ancien policier de la Bac Sud a été condamné pour des coups de matraque captés par vidéosurveillance sur un homme en plein centre-ville de Marseille.
Une centaine de policiers engagés. 31 blessés. 95 interpellations. La nuit du 30 juin au 1er juillet 2023, trois jours après la mort de Nahel, Marseille bascule dans le chaos. Le lendemain, Mohamed Bendriss perdra la vie lors d’une intervention des forces de l’ordre en marge des émeutes.
C’est dans ce décor que Mathieu D., ancien policier de la Bac Sud, a roué de coups de matraque Mehdi, près de la rue commerçante Saint-Ferréol, où plusieurs boutiques ont été la cible de pillages. Il comparaissait devant le tribunal correctionnel de Marseille ce 17 juin 2026.
Quinze secondes sous les coups
Le 1er juillet 2023, vers minuit, Mathieu D. a rejoint son équipage place Félix-Baret (6e). En 17 ans de carrière, il n’a jamais vu un tel climat de tensions. « Tout le secteur était saccagé. On avait ordre de nettoyer la place », raconte-t-il à la barre. Son attention s’est portée sur un petit groupe qui s’était réfugié dans la cage d‘escalier du parking. Parmi eux, Mehdi, venu récupérer avec des amis son portable dans son véhicule de fonction.
En haut des marches, un premier policier a éclairé la bande avec son flashball et ordonné de remonter. Quelques instants plus tard, c’est au tour de Mathieu …

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