24.07.2026

Les étrangers, immigrés et descendants d’immigrés ont 9 fois plus de risques d’être tués par la police en France. Une étude explore les circonstances des homicides policiers et les facteurs d’un éventuel biais racial.
Bien que le ministère de l’Intérieur et les syndicats professionnels refusent de l’entendre, la police tue. Cela fait même partie de ses prérogatives. Et savoir comment la police emploie ses armes létales, mais aussi encadrer et limiter cet usage sont des impératifs démocratiques.
Le gouvernement a pourtant promu une présomption de légitime défense pour un policier ou un gendarme faisant usage de son arme à feu. Dénoncée comme un « permis de tuer », elle a été approuvée par l’Assemblée le 7 juillet, avec les voix du Rassemblement national, malgré une pétition à plus de 730 000 signatures.
L’insuffisance du contrôle de l’action des forces de l’ordre françaises, le manque d’indépendance des enquêtes sur les blessures et les morts qu’elles provoquent sont connus. Le travail des chercheurs est ainsi compliqué par la « faible qualité des données sur les homicides policiers », selon les termes du politologue Paul Le Derff.

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