08.07.2026
Un gendarme âgé de 48 ans a comparu devant le tribunal de Dieppe (Seine-Maritime) pour répondre de violences à l’encontre de sa conjointe et sur l’un de ses fils.
Excellemment noté pour ses états de service, l’homme devrait pourtant être obligé de quitter sa fonction à la suite de sa condamnation.
Relation complexe avec son enfant
Les faits ayant déclenché une enquête se sont déroulés le 1er janvier. Ce soir-là, l’épouse se voit contrainte d’appeler les gendarmes à la suite d’une altercation entre son mari et leur fils.
Le père aurait reproché à l’adolescent de faire le malin devant sa copine. S’ensuit une première dispute au cours de laquelle les lunettes du jeune sont cassées.
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Il essaie d’entrer, son fils le repousse et le père l’empoigne alors par le cou et serre : un étranglement qui aurait duré plusieurs dizaines de secondes. Aux gendarmes qui sont intervenus, le fils indique qu’il a eu peur pour sa vie au moment où il a vu un voile noir devant ses yeux.
A la barre, sur le banc des victimes, la mère et le fils ne souhaitent pas enfoncer le prévenu et l’on comprend même qu’une reprise de la vie commune est peut-être envisagée.
Après les faits, le prévenu a été placé sous contrôle judiciaire et a pour l’instant interdiction de contact avec les victimes.
La femme explique que son mari, lorsqu’il n’est pas au travail, a tendance à consommer de l’alcool. Il ne conteste pas. Il ne conteste pas non plus avoir eu des paroles désobligeantes envers son épouse lorsqu’il est dans cet état.
A propos de son fils, il explique que ce dernier a parfois des paroles déplacées à son encontre et il reconnaît qu’il lui arrive de s’emporter.
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Fin de carrière pour le militaire
« Tout ce que je veux c’est le bonheur de ma famille », tente le prévenu. » Votre famille elle a été terrorisée, votre femme a appelé vos collègues parce qu’elle a eu peur que votre fils meurt », réplique la magistrate.
La représentante du ministère public insiste : « En tant que gendarme vous deviez avoir les outils pour répondre au manque de respect de votre fils adolescent et la violence ne fait pas partie de ses outils ».
Elle requiert une peine de six mois de prison assortis d’un sursis probatoire de deux ans avec obligation de soins en addictologie et psychologiques. Elle ne demande pas d’interdiction de contact mais une interdiction de paraître au domicile des victimes.
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