03.07.2026

Un innocent a été libéré et trois policiers de la BAC d’Angers (Maine-et-Loire) ont été mis en examen en début de semaine, après la découverte d’une vidéo contredisant leur version. Dans la nuit du 3 au 4 novembre 2025, un fonctionnaire avait ouvert le feu sur un conducteur qui aurait, d’après les policiers, tenté de le tuer. Ces nouvelles images montrent au contraire, selon le procureur, que le policier n’était pas sur la trajectoire du véhicule et n’a pas été mis en danger.
Longtemps, la version des policiers de la Brigade anticriminalité d’Angers (BAC) a tenu lieu de récit officiel. Celui où ils affirmaient avoir ouvert le feu pour échapper à une mort imminente face à une voiture qui, d’après leurs dires, fonçait droit sur eux. Ce récit vient d’être brutalement ébranlé par un « film » versé au dossier. Là où les policiers décrivaient une menace immédiate et mortelle, la vidéo dessine une réalité qui paraît prendre le contre-pied des déclarations des fonctionnaires.
Ce nouvel élément a abouti par la mise en examen de trois policiers de la BAC, comme l’a indiqué le procureur de la République d’Angers Éric Bouillard, ce vendredi 3 juillet 2026. Les trois fonctionnaires ont été placés sous contrôle judiciaire le temps des investigations menées par l’Inspection générale de la police nationale (IGPN) : Ils ont interdiction d’entrer en contact entre eux et interdiction d’exercer leur métier de policier

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03.07.2026

Jugé à huis clos jeudi 2 juillet devant le tribunal judiciaire d’Auch, un adjudant de gendarmerie de 38 ans de la compagnie d’Eauze (Gers) a été condamné pour des faits de harcèlement sexuel, harcèlement moral, agression sexuelle et injures discriminatoires. Le tribunal a prononcé huit mois de prison avec sursis et une interdiction définitive d’exercer dans la gendarmerie.
Arrivé dans le Gers à Eauze en 2025 après un parcours en Corrèze puis à La Réunion, affichant en posant ses valises son « sens du devoir », sa « loyauté » et « la bonne humeur qu’il partage au quotidien », un adjudant de gendarmerie de 38 ans comparaissait jeudi 2 juillet devant le tribunal judiciaire d’Auch. Il répondait de faits de harcèlement sexuel, harcèlement moral, agression sexuelle et injures à caractère discriminatoire, dénoncés par plusieurs collègues. Des faits qui auraient débuté très peu de temps après son arrivée dans le département.
Au total, cinq personnes figurent parmi les victimes. Elles décrivent des propos répétés à connotation sexiste et sexuelle, des comportements déplacés, mais aussi des remarques visant l’origine ou l’orientation sexuelle, pour certaines dans un contexte hiérarchique où le prévenu disposait de l’autorité sur elles.

(…)

Le prévenu dispose de dix jours pour faire appel de cette décision.

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