20.04.2026

Un gendarme tire sur un homme violent près de Toulouse : « Pourquoi sortir son arme ? Il y avait d’autres solutions », la famille de la victime livre sa version des faits
Deux jours après l’intervention des gendarmes à Escalquens, près de Toulouse, la famille du père de famille de 38 ans, hospitalisé au CHU Rangueil après avoir été touché par balle, livre sa version des faits. Les proches évoquent une dispute conjugale sans coups et dénoncent un recours disproportionné à l’arme à feu.
Pour la première fois depuis le drame, elle a pu entrer dans la chambre d’hôpital. Ce lundi, au CHU Rangueil, à Toulouse, les médecins ont expliqué à cette femme de 34 ans qu’ils faisaient « tout leur possible ». Son mari, artisan peintre de 38 ans, grièvement touché par balle lors d’une intervention des gendarmes samedi à Escalquens, reste dans un état critique. « Ils ne savent pas encore s’il va s’en sortir », confie L., la mère de la compagne.
Deux jours après les faits, la famille conteste la version d’un épisode de violences conjugales à l’origine de l’intervention des militaires. Selon L., 55 ans, l’altercation qui a précédé l’arrivée des gendarmes n’était qu’une dispute bruyante dans le couple. « Il avait bu des bières, oui. Mais il n’y a pas eu de coups. Chez les gens du voyage, ça peut crier fort. On s’emporte, mais ça ne veut pas dire qu’il y a de la violence. »
Dans cet appartement d’un petit immeuble d’Escalquens, le couple se dispute parfois, mais sans violences physiques, jure la famille. « Sa femme, c’est sa vie. Ils peuvent s’engueuler, mais ça ne va pas plus loin », insiste la belle-mère. Elle pense que ce sont des voisins qui ont alerté les forces de l’ordre après avoir entendu les cris.
Lorsque les gendarmes de la compagnie de Villefranche-de-Lauragais arrivent sur place, la situation se tend rapidement. Selon les proches, l’homme aurait alors voulu sortir pour se calmer. « Il leur a dit : ‘Poussez-vous, je m’en vais’. Les gendarmes lui ont demandé de reculer. »
La confrontation se déplace dans la cage d’escalier. Les militaires utilisent alors un pistolet à impulsion électrique. « Un taser ne fonctionne que si les deux fils touchent la peau. Il n’y en avait qu’un seul », croit savoir la belle-mère qui ajoute que « dans la bousculade, ils se sont retrouvés coincés dans le hall d’entrée. »
« Pourquoi sortir son arme »
Selon la famille, l’homme aurait porté des coups à un gendarme. Dans l’appartement se trouvaient également un adolescent de 15 ans et un jeune de 17 ans, membres de la famille. « Mon petit-fils a voulu défendre son père quand il l’a vu tomber au sol », affirme L.

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Touché au ventre, il est pris en charge par le Smur 31 et transporté en urgence au service de déchocage du CHU Rangueil, où il est opéré dans la nuit. Sous le choc, la famille conteste la nécessité d’avoir fait usage d’une arme à feu. La compagne de la victime a pris un avocat et envisage de déposer plainte. « Pourquoi sortir son arme ? Il y avait d’autres solutions », estime la belle-mère.
Le parquet de Toulouse a ouvert trois enquêtes distinctes. La première porte sur l’usage de l’arme par la gendarme. Les investigations ont été confiées à la section de recherches de Toulouse, chargée de déterminer si le tir s’inscrit dans un cadre de légitime défense.

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Les investigations devront désormais établir si l’usage de l’arme était justifié face à la violence de la situation, ou s’il s’agit d’un recours disproportionné à la force.

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20.04.2026

L’IGPN saisie•Un homme affirme avoir été « frappé alors qu’il se trouvait menotté à un banc » par des policiers de Sarcelles lors d’une garde à vue, et assure avoir été violé avec une matraque télescopique.
L’IGPN, la « police des polices », a été saisie d’une enquête visant trois policiers du commissariat de Sarcelles (Val-d’Oise). Cette saisie fait suite à la plainte d’un homme qui a dénoncé des violences et un viol pendant sa garde à vue. Les faits dénoncés auraient été commis vendredi dernier au cours de la garde à vue d’un homme arrêté pour détention de stupéfiants, précise le parquet de Pontoise.
Selon Le Parisien, cet homme, connu des services de police, affirme avoir été « frappé alors qu’il se trouvait menotté à un banc », avant d’être conduit dans les toilettes où, « à l’abri des caméras, les policiers lui auraient introduit une matraque télescopique dans l’anus ».
Le parquet de Pontoise indique qu’une enquête a été ouverte pour des faits de violences ayant entraîné une incapacité totale de travail inférieure à huit jours, commis en réunion et par des personnes dépositaires de l’autorité publique. Ainsi que pour viol par personne abusant de l’autorité que lui confèrent ses fonctions.

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L’homme a été remis en liberté et les faits de détention de stupéfiants qui lui étaient reprochés ont fait l’objet d’un classement sans suite. De leur côté, les trois policiers concernés n’ont pas été placés en garde à vue et doivent être entendus mardi par l’IGPN, selon une source proche du dossier.

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20.04.2026

Le centre pénitentiaire de Sainte-Clotilde est confronté à une surpopulation importante, avec près du double de détenus par rapport à sa capacité. Une situation qui pèse sur les conditions de détention.

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Presque 1 000 détenus pour 576 places
Conçu pour accueillir 576 détenus, le centre pénitentiaire de Domenjod héberge aujourd’hui près de 990 prisonniers.

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Jusqu’à 4 lits par cellule de 10m2
L’éloignement géographique de l’île limite en effet les transferts vers d’autres établissements.

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Dans des cellules d’environ 10 m², jusqu’à quatre lits sont installés. Les cellules adaptées aux personnes à mobilité réduite, d’une surface de 15 m², peuvent accueillir jusqu’à sept détenus. À l’ouverture de l’établissement en 2008, chaque cellule ne comptait pourtant qu’un seul lit. Faute de place, 123 matelas ont été ajoutés au sol, dont 90 dans le quartier des hommes et 33 chez les femmes.

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Dans ce contexte, la surpopulation carcérale apparaît comme un facteur aggravant des difficultés en détention.

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