19.06.2026
Pour la justice, l’affaire Henri Lenfant peut être considérée comme définitivement close. Jeudi soir tard, juste après le prononcé du verdict, l’avocat général a annoncé que le parquet, qu’il représentait à l’audience devant la cour d’assises d’appel du Nord, ne se pourvoirait pas en cassation. Précisons que ce droit ne peut pas être exercé par les parties civiles dans un dossier pénal.
La légitime défense retenue
Le gendarme Alexandre B., accusé de violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner, est donc définitivement acquitté de ce crime. Pour rappel, tout comme la cour criminelle du Pas-de-Calais en février 2024, la cour d’assises d’appel du Nord, formée de trois magistrats professionnels et neuf jurés populaires, a jugé qu’il avait bien commis les faits mais qu’il devait bénéficier de la légitime défense.
Le 28 septembre 2018 à Fouquières-lez-Lens, Alexandre B., alors membre du GIGN, était rentré dans une voiture conduite par Henri Lenfant, pensant le moteur éteint. Mais la voiture avait redémarré subitement, l’emportant dans un terrain vague. En position instable et alors que, selon lui, Henri Lenfant aurait tenté de l’éjecter de l’habitable, il aurait eu peur pour sa vie. Ne voyant aucune alternative, il a fait usage de son arme. La balle, tirée à bout portant, a atteint le jeune homme, à l’arrière du crâne et a traversé son cerveau. Âgé de 22 ans et père de deux fillettes, il est mort peu après.
Lors du deuxième procès à Douai, l’avocat général a requis une condamnation à une peine symbolique – un an ferme aménageable, un an d’interdiction de port d’armes et pas d’interdiction d’exercer un métier dans la fonction publique. La cour d’assises ne l’a pas donc pas suivi.
Article de presse gratuit disponible
