21.05.2026
Tandis que les affaires de discrimination se multiplient dans la police nationale, l’historienne Jeanne-Laure Le Quang revient sur plusieurs épisodes marquants de l’institution, pour interroger son rapport aux étrangers, à l’État de droit et à l’idéologie d’extrême droite. Entretien.
En 2026, la question du racisme systémique au sein de l’institution policière n’a toujours pas été réglée, comme l’Humanité le révélait dans une enquête. Dans le même temps, ses syndicats majoritaires revendiquent davantage de marge de manœuvre comme une présomption de légitime défense s’apparentant à un droit de tuer ou encore un droit de regard sur les décisions de justice. Le tout avec l’appui du Rassemblement national, de Reconquête et même d’une partie des Républicains.
Comment expliquer ces accointances ? Depuis l’époque napoléonienne jusqu’aux années 1980, en passant par l’époque coloniale, l’histoire de la police française est jalonnée de choix politiques qui l’ont façonné et de revendications professionnelles qui l’ont rapproché de certains mouvements.
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