27.07.2026

Soupçonné d’avoir mordu un policier municipal à Beaucaire, Cookie, un jeune border collie, est menacé d’euthanasie. Une association de protection animale dénonce une décision « scandaleuse » et réclame sa libération.
Depuis plusieurs jours, l’association Les Amis de Sam multiplie les démarches pour tenter de sauver Cookie. Le chien appartenait à Matthieu, un homme sans domicile fixe installé dans le Gard. Selon l’association, les faits se sont déroulés début juillet, après que des riverains ont alerté la police municipale de Beaucaire pour des nuisances sonores. C’est au cours du contrôle que le border collie aurait mordu l’un des policiers municipaux.
Mais la présidente de l’association, Sylvie Roche s’interroge sur les circonstances exactes de cette morsure, elle estime dorénavant que l’animal ne représente pas un danger justifiant une euthanasie. Le propriétaire de Cookie, qui reconnaît avoir été en état d’ébriété sur la voie publique, affirme ne plus avoir de souvenirs précis de l’intervention.
Une mobilisation pour obtenir sa sortie de fourrière
Depuis la saisie du chien, Les Amis de Sam affirme avoir multiplié les appels et les demandes auprès de la mairie de Beaucaire afin d’obtenir des preuves de la morsure et à défaut sa libération. Selon l’association, ces sollicitations seraient restées sans réponse.
Le propriétaire de Cookie doit comparaître devant le tribunal en janvier 2027. Une échéance jugée beaucoup trop lointaine par les bénévoles, qui estiment qu’il serait inacceptable que le chien demeure en fourrière pendant plusieurs mois dans l’attente de cette décision.
Pour Sylvie Roche, cette situation est d’autant plus préoccupante que les animaux constituent souvent un soutien essentiel pour les personnes vivant à la rue. « Un chien représente bien plus qu’un compagnon pour une personne sans domicile. C’est un repère, une présence quotidienne et parfois le seul lien affectif qui lui reste », précise la présidente de l’association.
Sylvie Roche assure qu’elle ne compte pas abandonner le combat. Elle poursuit sa mobilisation sur les réseaux sociaux et auprès des autorités afin d’obtenir une solution qui permettrait à Cookie d’échapper à une éventuelle euthanasie.

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20.07.2026

Quelques jours après une opération « ramassage de chiens » des sans-abri, le choc est toujours marqué dans la communauté. Témoignage de ces invisibilisés qui en ont marre de l’être.
« Les amendes ça ne marche pas avec nous comme on n’a pas d’argent. Donc la police frappe là où ça fait le plus mal », se désole Max, sans-abri habitué de la place Sainte-Anne. Vendredi 20 juillet, la Mairie a mobilisé une opération policière à l’aide d’un arrêté datant de 2004 pour ordonner la mise en fourrière de plusieurs chiens appartenant à des SDF.
Selon la police, 10 chiens avaient alors été saisis. Ils expliquaient cette décision par des plaintes « de plusieurs commerçants » de la place Sainte-Anne.
Un son de cloche différent auprès des commerçants
Une justification que déplore justement l’un d’entre eux : « C’est complètement faux, ici on les connaît et on s’entend très bien avec eux. Quand la police est arrivée vendredi on s’est tous mobilisés [les commerçants N.D.L.R.] pour les défendre. »
Un témoignage qui corrobore à celui de Max, présent lors de la descente policière : « Les commerçants nous ont aidés, j’ai pu filer sans me faire prendre mon chien grâce à eux. »
Des chiens en laisse également ciblés
Ce qu’ils reprochent également, c’est que cette opération a dépassé le cadre qui lui était attribué : « L’arrêté leur permet de prendre les chiens attachés à des poteaux, pas ceux qui étaient tenus en laisse. »
Pourtant, selon plusieurs témoignages, des sans-abri comme « Petit Ju », « Olive » ou encore « Antho », auraient été privés de leurs « fils » comme ils aiment les appeler, alors qu’ils les tenaient justement en laisse.
Une association animalière au soutien…
Ce lundi 20 juillet sur les coups de 11 h, ils sont allés récupérer leurs chiens en compagnie de l’association Gamelle Pleine, qui se mobilise pour aider les plus précaires à subvenir aux besoins de leurs animaux de compagnie.
Olivier, dit « Olive », a pu récupérer ses deux chiens grâce à celle-ci : « La police ne donnait pas l’autorisation pour les récupérer il faut respecter un délai de 8 jours soi-disant. La coprésidente de Gamelle Pleine a pris sur elle pour libérer les chiens. »
… ainsi qu’une cagnotte
Une opération qui n’aurait pas été possible financièrement pour ces démunis, qui ont pu bénéficier de l’aide d’une cagnotte lancée par Mickael, un ami à eux : « Ce n’est pas la première fois que je fais une cagnotte pour sortir les chiens de la fourrière. »
« C’est un copain qui m’a alerté sur ce qu’il s’est passé place Sainte-Anne vendredi, je l’ai créée direct et partagée sur les réseaux sociaux. Ça a été bien repris, notamment par LFI, et on est arrivé à plus de 2 000 euros en moins de 24 heures », se félicite-t-il.
Plus de 100 euros par chien
Chaque chien en règle coûte 111 euros pour revenir à son maître, avec 60 euros supplémentaires à débourser en cas de manquements : « On a dépensé 777 € pour les sept chiens qu’on a récupérés. Il reste environ 1 200 euros qui vont rester sur un compte associatif parce qu’on sait que ce type d’opération va malheureusement se répéter dans l’été. En tant qu’ancien SDF je trouve ça inadmissible qu’on retire les chiens », assène finalement Mickael.
L’un des commerçants de la place rencontré plus tôt conclut : « On sait très bien que s’ils font ça c’est plus pour les touristes qu’autre chose. Les commerçants autour je les connais très bien et je sais que ce ne sont pas eux qui se sont plaints. »

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« IL Y A EU UNE BAVURE, C’EST ÉVIDENT » : LE COMBAT D’UNE MÈRE ET DE SA FILLE POUR LEUR CHIEN, BLESSÉ À LA TÊTE PAR LE TIR D’UN POLICIER

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Extrait

Le 2 janvier au soir, le chien de Marlène et sa fille Lucie a été blessé par balle suite à une intervention de la police. Ces derniers se défendent et assurent que l’animal a attaqué en premier. Une version que refusent de croire les deux femmes.

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