22.07.2026

« Je risque de la prison alors que je fais une action de santé » : les associations en lien avec les usagers de drogues fragilisées par la loi Ripost
Interview Les députés ont définitivement approuvé, ce mardi 21 juillet, le projet de loi Ripost qui vise à lutter contre l’insécurité du quotidien. Le texte renforce la pénalisation des free parties, au risque d’assimiler, selon Alexis Joran, président de l’association Conscience Nocturne, des intervenants santé, comme ceux spécialisés dans la réduction des risques en matière de stupéfiants, à des organisateurs.
Nouveau chapitre dans la criminalisation des free parties (des fêtes gratuites et non déclarées). Ce mardi 21 juillet, le Parlement a largement adopté le projet de loi de « réponses immédiates aux phénomènes troublant l’ordre public, la sécurité et la tranquillité de nos concitoyens », aussi appelé « Ripost ». Parmi les points qu’aborde le texte : le délit d’organisation d’une free party, les rodéos urbains, ou encore la consommation de protoxyde d’azote. Le projet de loi porté par le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, crée notamment un nouveau délit : l’« organisation illégal d’un rassemblement musical ». Les organisateurs de ces fêtes clandestines seront punis de deux ans d’emprisonnement et de 30 000 euros d’amende. Leur matériel sera confisqué et leur permis de conduire, suspendu pendant trois ans.

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