02.07.2026

« Le parquet de Paris a confié à l’IGPN une enquête en recherche des causes de la mort à la suite du décès d’une personne en garde à vue, survenu le 1er juillet », a-t-il indiqué à l’AFP, confirmant une information du quotidien Le Parisien.
Ce décès intervient quelques mois après la mort d’un Mauritanien de 35 ans, El Hacen Diarra, lors de sa garde à vue en janvier, dans les locaux de ce même commissariat. Sa famille avait dénoncé des violences policières.
Mardi matin, l’homme de 78 ans est placé en garde à vue dans le cadre d’une enquête pour violences conjugales, confiée au commissariat du 20e arrondissement. Son état de santé est jugé compatible avec cette mesure, prolongée mardi soir, indique le ministère public. À 9 heures mercredi matin, les policiers le voient de nouveau, « sans qu’aucune anomalie » ne soit rapportée, poursuit-on de même source.
« À 10h40, les policiers l’ont découvert inanimé dans sa cellule. Des soins d’urgence lui ont été prodigués avec usage du défibrillateur » sans succès, ajoute le parquet de Paris. Son décès est constaté par un médecin vers 11H00.
« La température des locaux a été mesurée à 26 degrés. Une autopsie a été ordonnée afin de comprendre les causes du décès », poursuit-on de même source.

(…)

L’Inspection générale de la police nationale (IGPN) est déjà saisie des investigations sur la mort d’El Hacen Diarra, dans la nuit du 15 au 16 janvier, dans les locaux du même commissariat de l’est parisien.
Cet homme de 35 ans avait été interpellé devant son foyer de travailleurs par des policiers avant d’être placé en garde à vue. Sur une vidéo tournée par un voisin lors de son interpellation, on voit deux policiers, dont l’un, à genoux, donner deux coups de poing en direction de l’homme qui se trouve au sol.
Le parquet de Paris avait ouvert une information judiciaire pour « violences volontaires ayant entraîné la mort par personne dépositaire de l’autorité publique ».
Le ministère public avait expliqué que les caméras-piéton des policiers intervenus ce jours-là « n’étaient pas fonctionnelles, du fait selon eux de la décharge de leur batterie, ce qui a été vérifié par (un) officier ».
Lles policiers ont « dès la nuit des faits fait état, dans un procès-verbal, d’une tentative d’évasion au commissariat (…) pour justifier une altercation violente », avait souligné l’avocat de la famille, Me Yassine Bouzrou.
« Il y a eu deux épisodes violents contre M. Diarra : une première fois durant l’interpellation, avec un plaquage ventral et un étranglement ayant duré entre 3 et 5 minutes, puis des violences commises dans la salle de fouille du commissariat », avait-il affirmé.
Deux rassemblements avaient été organisés à Paris pour réclamer que toute la lumière soit faite sur ce décès et soutenir la famille de la victime.

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27.02.2026

Lors des auditions réalisées peu après le décès de l’homme interpellé le 15 janvier à Paris, les policiers de la brigade territoriale de contact ont livré des versions divergentes sur les circonstances d’une fouille réalisée au commissariat du 20ᵉ arrondissement.

(…) Dans les heures qui suivent sa mort, une enquête en recherche des causes de celle-ci est ouverte. L’inspection générale de la police nationale (IGPN) en sera chargée le lendemain après-midi, mais les premiers actes d’enquête sont réalisés par des policiers du commissariat du centre (3e arrondissement), avant même la levée du jour. Ils auditionnent leurs collègues ayant interpellé El Hacen Diarra, qui ne sont pas placés en garde à vue mais entendus en qualité de témoins.

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31/10/2025

Affecté à sa demande en 2017 à la signalisation (service de prise d’empreinte et de photographie) — alors qu’il souffrait d’une addiction aux « photos de charme » —, il profitait de son statut pour photographier des femmes gardées à vue ou plaignantes. Il leur demandait de se déshabiller, presque entièrement, allant jusqu’à toucher la poitrine de deux d’entre elles : une mineure de 15 ans et une quinquagénaire sous curatelle renforcée.

Le tribunal a justifié la peine tant par la « gravité » et la « répétition » des faits — étalés sur dix mois — que par les « conséquences pour les personnes concernées » et la « difficulté à élaborer sur sa pleine responsabilité » de la part de l’ex-policier. La partie ferme de la peine a cependant été aménagée sous la forme d’un bracelet électronique pour lui « permettre de continuer ses activités et son travail ».

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