20.03.2026

Extraits

« Au début des années 1990 […], dans cette “centrale” comme ailleurs, des perpètes sortaient encore (en conditionnelle) après 16 à 18 ans de cage. […] À l’heure actuelle, des perpètes (dont la plupart avaient une “période de sûreté” de 15 ans) sont encore en taule après une quarantaine d’années de cage (et deux, trois, quatre… passages au CNE : centre national d’élimination, si j’ai bien compris sa finalité). Et cette réalité : que l’on puisse passer quarante années (voire plus) en cage, sans avoir encore aucune date de sortie en perspective, ne choque (apparemment) personne. […]
Ces prisonniers très très longues peines, âgés à l’heure actuelle, sont traités comme des arrivants de la veille. Car il n’y a aucune progression dans le déroulement (interminable) des peines. En Belgique, une prison adaptée à l’âge (et à l’état de santé) des vieux prisonniers existe. Ici, on est encagé dans des bâtiments hors de toute norme (européenne), construits en 1885 et rafistolés depuis. Ces très très longues peines, encore en taule après une quarantaine d’années, ne sont pourtant pas des “tueurs en série médiatisés” (sic). […]
Il est courant, dans les télés, radios et autres grosses machines […], de faire (et laisser) croire qu’en France, les perpètes sortent de prison aussitôt leur temps de sûreté fini. […] La réalité est hélas tout autre. […] De plus, le délai légal de réponse à une demande de conditionnelle est de six mois, mais en réalité cette réponse arrive après deux, trois années d’attente : les “expertises” et autre ne sont alors plus valables, la “promesse d’emploi” ne tient plus, le stage formation visé est terminé depuis longtemps et la place d’hébergement au foyer est prise…
Cet acharnement à éliminer les longues comme les très longues peines n’est pas justifiable par le taux de récidive (0,8% chez les perpètes, 2 à 3% pour les moyennes et longues peines, tous crimes confondus). Cela n’est dû qu’à une volonté politique. »
Courrier reçu à l’OIP en septembre 2025

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REFUS D’OBTEMPÉRER À SAINT-DENIS : L’AUTOMOBILISTE CONDAMNÉ À 3 ANS DE PRISON DONT UN AVEC SURSIS

franceinfo:


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Extraits

3 ans de prison dont un avec sursis, obligation de soins et de travail, l’individu impliqué dans une course poursuite lundi 17 juin à Saint-Denis, reste derrière les barreaux.
(…) Le conducteur continue sa course folle, obligeant les policiers à faire usage de leurs armes.

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RÉINSERTION DES DÉTENUS : « LA FRANCE EST EN RETARD », ALERTENT LES VISITEURS DE PRISON

ouest france


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Extrait

La France est en retard. On se rapproche des 60 % de taux de récidive, quatre ou cinq ans après la première condamnation, ça interroge sur l’incarcération et l’échec de la sortie. C’est à la justice de voir la réalité en face et les conséquences de l’incarcération à outrance. Moins on incarcère, moins le problème de la réinsertion se pose.

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« ON SE RETROUVE AVEC DES PEINES À RALLONGE » : POURQUOI LA SURPOPULATION CARCÉRALE ATTEINT UN NIVEAU SANS PRÉCÉDENT EN FRANCE

franceinfo:


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Extraits

« En ce moment, l’inflation carcérale est uniquement liée aux durées de détention plus longues, explique Annie Kensey. Sur les deux dernières années, le nombre de condamnés à moins de six mois diminue, mais tout le reste augmente, notamment les condamnations à des peines d’un à deux ans. »
« Les juges prononcent des peines plus longues pour être sûrs que la personne ira en prison. »

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