23.07.2026

L’Observatoire international des prisons saisit, vendredi, le tribunal administratif de Melun pour exiger que l’administration pénitentiaire prenne « toutes mesures » afin de faire cesser les atteintes « illégales » portées aux libertés fondamentales des détenus.
« Fresnes, la vilaine », selon son surnom, l’une des plus vieilles prisons françaises, la deuxième plus grande après Fleury-Mérogis (Essonne), concentre à elle seule toutes les tares du parc carcéral hexagonal : surpopulation, vétusté et insalubrité. Elle est également envahie, depuis une dizaine d’années, par les rats et les punaises de lit.
Le 4 juin, la contrôleuse générale des lieux de privation de liberté, Dominique Simonnot, avait rendu publiques des recommandations en urgence sur l’état du quartier de la maison d’arrêt pour hommes du centre pénitentiaire du Val-de-Marne. Dans son rapport, elle estimait qu’« aucune nouvelle incarcération ne d[evait] intervenir au sein de l’établissement » et appelait les pouvoirs publics à « définir une stratégie immobilière claire pour l’avenir du centre pénitentiaire, incluant un programme de rénovation ou de reconstruction à la hauteur de sa dégradation constatée ».
C’est en partie sur la base de ces recommandations que l’Observatoire international des prisons (OIP) saisit, vendredi 24 juillet, le tribunal administratif de Melun en déposant un référé liberté pour exiger que l’administration pénitentiaire prenne « toutes mesures utiles afin de faire cesser les atteintes graves et manifestement illégales portées aux libertés fondamentales

Article de presse réservé aux abonné.e.s

Mots clés