16.07.2026
Dans la nuit du mardi 14 au mercredi 15 juillet, quelques heures à peine après que la BRAV-M ait défilé aux côtés de l’armée sur l’avenue des Champs Elysées, un nouvel homme a été tué à un péage dans le Vaucluse, près d’Avignon par un policier municipal.
Le média explique : « le conducteur de la voiture a tenté de prendre la fuite à la vue de la police au Pontet. (…) C’est au niveau du péage d’entrée de l’autoroute A7 à Vedène qu’un agent de la police municipale (…) s’est fait rouler sur le pied. Son collègue a fait usage de son arme. Le conducteur, qui était seul dans sa voiture, est décédé quelques minutes plus tard ».
À nouveau, le motif de « refus d’obtempérer » est invoqué par la police.
Ce même motif qui permet de justifier des dizaines de morts par an, à l’image de la mort de Nahel en 2023.
Ce nouveau mort illustre les conséquences désastreuses du renforcement de l’arsenal répressif de la police municipale ces dernières années, avec en toile de fond l’essor spectaculaire de leurs effectifs à travers le pays (+40% entre 2013 et 2023).
Alors que les morts sous les balles de la police et de la gendarmerie se multiplient, un nouveau « permis de tuer » pour la police a été adopté à l’Assemblée nationale, et la loi répressive RIPOST a été adoptée en première lecture à l’Assemblée nationale.
Au même moment, de l’autre côté de l’Atlantique, c’est deux nouvelles personnes que l’ICE a abattu à bout portant en l’espace de deux jours à Houston et dans le Maine, illustrant une nouvelle fois la fuite en avant meurtrière de la police raciste de l’immigration américaine.
Contre cette accélération réactionnaire, qui se traduit par la multiplication des morts sous les balles de l’institution policière et le renforcement permanent de son arsenal répressif, il faut construire un plan d’ensemble, qui exige le désarmement de la police municipale, et qui vient remettre en question les fondements d’une institution policière de plus en plus brutale et répressive.
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