16.04.2026

Ce mardi 14 avril, la présidence de l’Université du Mirail a appelé la police et fait appel à une entreprise de sécurité privée pour réprimer violemment un rassemblement contre l’austérité. Des étudiant.es ont été frappé·es et ont subi de violentes intimidations de la part de la brigade spécialisée de terrain (BST), une équipe de priximité de la police nationale. Cette répression est inacceptable et marque un saut dans le mode de gouvernance autoritaire au sein des universités.
Alors que les étudiant·es sont mobilisé·es depuis plusieurs semaines, aux côtés des personnels, contre les coupes budgétaires, la présidence fait la sourde oreille. Depuis le début de la mobilisation, elle a refusé de répondre aux étudiant·es mobilisé·es. La mobilisation a mis en lumière une situation catastrophique à l’université où l’austérité fait rage. La bibliothèque universitaire ne va quasiment plus pouvoir commander de livres (hors concours) pour les deux prochaines années, et les départements subissent des coupes budgétaires drastiques (43 % en anthropologie, 50 % en philosophie, 60 % en sociologie).
Ces coupes budgétaires vont renforcer les mécanismes de sélection et la précarité des étudiant·es, mais également du personnel, car elles attaquent une université où la précarité règne déjà à tous les étages. Mais comme l’ont rappelé les étudiant·es mobilisé·es : l’austérité n’est pas une fatalité, mais le résultat de choix politiques de la part du gouvernement, qui sous-investit les services publics au profit de la militarisation. Une austérité renforcée par l’accaparement des moyens par le pôle gouvernance-pilotage. Face à cette mobilisation nécessaire, la seule réponse de la présidence est la répression.
Nous, enseignant·es, chercheur·es, de cette université, dénonçons cette répression inacceptable. Nous adressons notre solidarité aux étudiant·es réprimé·es. En même temps que la police empêchait les étudiant·es de se réunir à l’université du Mirail, de violentes interventions policières ont également réprimé des mobilisations à la Sorbonne et à Sciences Po Paris. Nous dénonçons cette généralisation des interventions policières dans les universités qui nie le principe, très ancien, des franchises universitaires.
Nous défendons le droit de se réunir, de manifester et de s’exprimer dans nos universités. La police n’a rien à y faire !

 

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