07.04.2026
Même le porte-parole du ministère de la Justice s’est montré bavard avec la presse pendant la garde à vue de l’eurodéputée insoumise, le 2 avril, à tel point que l’épisode a quasiment été relayé en direct. L’IGPN sanctionnera-t-elle les indiscrets dans les rangs des forces de l’ordre ?
L’enquête sur les fuites qui ont entaché la garde à vue de Rima Hassan, le 2 avril, risque d’atteindre des sommets. Dès le lendemain matin, le parquet de Paris a annoncé des investigations pour « violation du secret de l’instruction », étant donné « la temporalité et le degré de précision des informations qui ont été publiées dans les médias ». Quasiment en temps réel !
A 12 h 30 − trois heures à peine après l’arrivée de la députée européenne LFI au commissariat du Xe arrondissement −, « Le Parisien » révèle le placement de celle-ci en garde à vue pour apologie du terrorisme. Même célérité au chapitre « stupéfiants » : en fouillant la gardée à vue, les poulets « auraient » récupéré une boulette de cannabis et, selon les gazettes, entre 1 et 1,90 gramme de drogue de synthèse, de la « 3-MMC » !
Article paru dans le N° 5500.
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