09.08.2026
Des détenus récemment libérés de la maison d’arrêt du Puy-en-Velay racontent leur quotidien derrière les murs. Chaleur extrême, violences, promiscuité : leurs témoignages offrent une plongée dans l’enfer de la détention.
Haute-Loire « C’est la jungle » : au Puy-en-Velay, plongée dans l’une des prisons les plus surpeuplées du pays
L’odeur d’abord. Celle de son codétenu, qui s’était uriné dessus. « Ça puait la pisse », se souvient Tiziano*. Autour de lui, deux lits superposés occupent presque tout l’espace de la cellule. Un étroit passage mène à une table, placée sous une fenêtre grillagée, trop haute pour voir dehors. « Ne pas apercevoir le ciel, c’est hardcore, souffle le trentenaire. Ça casse un homme. » À quelques pas, les toilettes jouxtent les couchages. Les murs de pierre gris foncé, laissés bruts, achèvent de donner à la pièce son austérité carcérale.
C’est dans ce décor que Tiziano débarque au printemps dernier, à la maison d’arrêt du Puy-en-Velay. « Je me suis dit que je ne ferais même pas dormir mon chien ici », assène-t-il. Les premiers temps, c’est pourtant sur un matelas posé au sol qu’il se repose la nuit. « En arrivant, ça fait un vrai choc. Quand on se dit qu’on s’entasse à deux ou trois là-dedans… » Il y restera un peu plus d’un mois.
« Moins de 3 m² par détenu »
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