21.04.2026

 

 

 

 

Elu lepéniste de la 12e circonscription du Nord, Michaël Taverne est dans le viseur de la justice pour avoir perçu de façon frauduleuse durant deux ans son salaire de policier, en plus de ses indemnités de parlementaire. Un coup de matraque sur le Code électoral !
Pour gagner en respectabilité, Marine Le Pen avait ordonné à ses parlementaires de porter la cravate dans l’hémicycle, mais pas de s’en mettre plein les poches ! Le député Michaël Taverne, porte-voix des flics au Rassemblement national, a manifestement mal compris la consigne…
L’élu RN de la 12e circonscription du Nord est sous la menace d’un renvoi en correctionnelle par le Parquet national financier (PNF). Motif ? Depuis son entrée à l’Assemblée, en juin 2022, ce policier de métier a barboté 63 462 euros à son ancien employeur, le ministère de l’Intérieur. Un hold-up avec gyrophares !
L’affaire démarre le 4 juin 2025 quand la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP) se fend d’un signalement à la justice. L’instance, chargée de contrôler la probité des parlementaires, vient de découvrir que le député Taverne continue de toucher son salaire de brigadier-chef comme si de rien n’était. Le Code électoral est pourtant clair : toute personne occupant un emploi public est tenue de se mettre en disponibilité le temps de son mandat. Autrement dit, Taverne aurait dû se contenter de sa seule rémunération de député, à savoir 5 953 euros net par mois.

 

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